J-Music : le son japonais 14/12/08
Vous aimez la J-Music ? Peut-être vous plongerez-vous avec plaisir dans Othello ou Kaikan Phrase ? En attendant, quelques repères chronologiques...

Tout commence en 1996 avec le groupe La:Sadie’s, composé de Kyo, Kaoru, Die, Kisaki et Shinya. Ces cinq garçons se font rapidement remarquer dans le milieu musical indépendant. Leur style est alors proche de celui du groupe japonais Kuroyume, mais il reste encore impersonnel, sans originalité. En 1997, c’est la renaissance : après s’être séparé du bassiste Kisaki, le chanteur Kyo engage Toshiya, un de ses amis. Direngrey peut enfin prendre son envol...

Le son punk sombre et agressif de ce groupe séduit rapidement de nombreux fans. En 1997, Direngrey sort son premier mini-album, Missa, toujours en tant qu’amateur. En mai 1998, un single paraît, intitulé Jealous. La mélodie est alors plus élaborée et travaillée. Dir en grey fait ses adieux au milieu indépendant après une tournée exceptionnelle qui attire des milliers de fans.

Sa carrière en major démarre le 20 janvier 1999, avec la sortie de Yurameki, Zan et Akuro no Oka, trois titres produits par le légendaire Yoshiki, ex-batteur et pianiste de X Japan. Les mélodies sont accrocheuses et légèrement décalées par rapport aux textes de Kyo, noirs, tristes et souvent malsains.

La même année, le premier album du groupe, Gauze, sort dans les bacs. Très évolué par rapport à Missa, il aborde des thèmes variés tels que l’avortement (Mazohist of Decadence), la mort (304 Gôshitsu), le viol (Tsumi to Batsu), la politique (Mask) et l’amour (Yurameki, Akuro no Oka). En 2000, le groupe autoproduit l’album Macabre. Le chanteur parolier y traite de thèmes encore plus sombres et inquiétants tels que la drogue (Egnirys Cimredopyh+an Injection), le suicide (Wake, Ryû) ou la guerre (Keika).

L’album Kisô, sorti en janvier 2002, révèle la vraie nature musicale du groupe. Le son y est beaucoup plus “lourd”, néo-metal, à l’américaine avec des touches de son électronique. En 2003, les singles Drain Away et Kasumi laissent présager un nouvel album au style encore différent, ce que vient confirmer la sortie de Vulgaren septembre 2003. Les chansons sont plus pessimistes et violentes que dans le précédent album. Le single Sakusort en 2004 avec deux nouveaux titres et une magnifique reprise de la chanson Shokubeni parue dans l’album Vulgar. En mars 2005, après la création de son nouveau label européen, Direngreysort son cinquième album, Withering to Death. Le voilà désormais propulsé dans la “cour des grands” et même sur la scène musicale internationale (live à l’Olympia en juillet 2005).

Depuis 1997, en passant d’un style à l’autre, Direngrey a donc su imposer son style en créant un univers singulier, à la fois sombre et glauque, mais aussi réaliste et convaincant.

Ancienne élève de l’Okinawa Actors School (OAS), Namie Amuro débute sa carrière avec le groupe Super Monkeys en 1992. Avec ce quintette, elle sort plusieurs titres inoubliables tels que Try Me/Watashi wo Shinjite, Stop the Music ou Taiyô no Season. Quelques années plus tard, elle se lance dans une carrière en solo et change de label, passant de Toshiba EMI à Avex Trax.

Grâce à son légendaire producteur Tetsuya Komuro (qui a notamment produit Tomomi Kahara, TRF ou Globe, dont il fait partie), elle va connaître un succès considérable et devenir une idole. La “vogue Amuro” ne fait alors que commencer... En 1995, son premier single Body Feels Exit dépasse le million de ventes. Namie enchaîne les succès avec Chase the Chance, Don’t Wanna Cry, You’re my Sunshine, Sweet 19 Blues et A Walk in the Park. En 1997, elle épouse SAM (Masaharu Maruyama), le danseur de TRF, avant de faire une courte pause dans sa carrière jusqu’à la naissance de son fils Haruto, en mai 1998. Peu après, elle revient sur scène avec I Have Never Seen, Respect the Power of Love, Something ‘bout the Kiss, Love 2000 et surtout, la chanson Never End, qu’elle interprète devant de nombreux politiciens, dont Bill Clinton et Jaques Chirac, au sommet d’Okinawa.

Le style de Namie Amuro s’oriente peu à peu vers le hip-hop et le R’n’B. En 2002, elle collabore avec quelques artistes de ce courant musical. L’année suivante, elle sort plusieurs singles et albums, sous le pseudonyme “Suite Chic”. Elle revient ensuite à sa carrière solo avec Shine More, Put’ Em Up et So Crazy. Elle part ensuite en tournée à travers l’Asie, entre novembre 2003 et le début de l’année 2004. Entre-temps, elle a sorti son cinquième album, Style, en décembre 2003. En 2005, paraît son sixième album, Queen of Hip-Hop.

En 1996, alors qu’ils sont à l’université, Masafumi, Takahiro et Kensuke décident de monter un groupe. Kiyoshi les rejoint peu après. Après de longues années de travail, The Time Past and I Coudn’t See You Again, un titre écrit en anglais, voit le jour en 2000, mais aucune maison n’accepte de le produire. En 2001, le chanteur Gotoh compose alors une chanson en japonais, intitulée Konayuki, et l’envoie à plusieurs stations de radio. C’est le début de la carrière du groupe, qui sort la même année un mini-album intitulé I’m Standing Here. Multipliant les concerts, Asian Kung-Fu Generation va connaître une grande popularité.

En 2002, Hôkai Amplifer le propulse sur le devant de la scène. Le succès se confirme avec la sortie de Haruka Kanata, chanson choisie pour le générique de l’anime Naruto, élargissant davantage le cercle de fans du groupe. L’année suivante, Asian Kung-Fu Generation joue au Fuji Rock Festival et au Sonic Summer 03, qui se déroulent à Osaka et à Tokyo.

En 2004, lors des Space Shower Music Award, le groupe remporte le prix du Meilleur Clip Vidéo dans la catégorie “Nouvel Artiste” (bien qu’il existe depuis 1996 !), avec Kimi to iu Hana. Le succès continue avec Rewrite, qui illustrera le générique de l’anime Fullmetal Achemist. À la fin de l’année, le groupe sort son deuxième album, Sol-Fa, qui dépasse les 500 000 exemplaires vendus. En 2005, il fait une tournée dans plusieurs régions japonaises.