Enorme succès au Japon, Nodame Cantabile est un manga plein de fraîcheur, au
design épuré et à l’humour ravageur, qui vous entraîne dans le monde romantique
de la musique classique !
On dit que la musique adoucit les mœurs.
Shin’ichi Chiaki, coincé au Japon à cause de ses
phobies de l’avion... mais aussi du bateau, ne
ressent pourtant pas les choses de cette façon.
Il faut dire qu’après avoir passé son enfance en
Europe et suivi l’enseignement du grand chef
d’orchestre Sebastiano Viera, ce que l’université
de Momogaoka lui propose lui paraît bien fade.
Pianiste et violoniste surdoué, l’admiration qu’il
suscite auprès des autres élèves n’a d’égal que
l’ennui profond qu’il ressent en leur compagnie.
Tout change lorsque le jeune homme croise le chemin de Megumi Noda, ou Nodame,
une étudiante qui possède un don rare : elle est capable de jouer un morceau
de musique « à l’oreille », après l’avoir entendu une seule fois. Une facilité qui cache
une faiblesse : Nodame a toutes les difficultés du monde à lire une partition, et
à jouer cette dernière de façon conventionnelle, en respectant au plus près l’œuvre
originale. Le talent de la jeune fille, son aisance naturelle et sa capacité à improviser
bluffent toutefois Shin’ichi, qui se rapproche d’elle, et compose tant bien que mal
avec son caractère définitivement fantasque.
Comédie légère et touchante, Nodame Cantabile aborde un univers difficile à traduire
en images : celui de la musique. En faisant se rencontrer des personnages aux
caractères très différents qu’à priori tout oppose – Nodame est une étourdie qui ne se
soucie de rien, et surtout pas de son appartement, qui ressemble à une véritable décharge ; Shin’ichi, lui, est d’une propreté immaculée et s’entraînant rigoureusement,
et n’aspire qu’à la perfection – Tomoko Ninomiya joue, ici, sur la complexité et la
profondeur des sentiments humains, sublimés par une passion vibrante et commune.
Une œuvre singulière, et à l’humour omniprésent avec ses personnages hauts en couleurs
– Shin’ichi et Nodame sont bien entourés ! –, qui invite le lecteur à découvrir, au
détour d’un chapitre, une sonate pour pianos à quatre mains de Mozart, un Nocturne
de Chopin ou bien encore une sonate pour violon et piano signée Beethoven. Le trait
simple, clair, presque dépouillé de la mangaka habille sobrement l’histoire de ces artistes
en herbe que l’on suit avec émotion, tandis que des pages du manga semblent
s’échapper les notes d’une partition destinée à faire vibrer les cœurs.