Tokkô est une œuvre sombre et violente, bien loin des facéties
habituelles du professeur Onizuka.
Tokyo, année 2011. La capitale japonaise connaît une hausse inexpliquée de mystérieux meurtres
de masse. Ces assassinats se révèlent d’une sauvagerie sans bornes : les victimes ne sont pas
seulement démembrées, mais aussi déchiquetées. Pour faire face à cette situation de crise, le département de la police métropolitaine – ou MPD – met en place une brigade mobile spéciale d’investigation : la Tokki. Partie visible de l’iceberg, cette brigade compte en son sein de nouvelles recrues dont fait partie le lieutenant Shindô Ranmaru, 24 ans. Le jeune homme s’était juré
de devenir policier après la mort de ses parents, cinq ans auparavant, au cours
du massacre de 382 personnes… Si la Tokki est une branche armée officielle de la
police, ce n’est pas le cas du Tokkô (Tokushu Kôanbu), une section spéciale rattachée
à la Sûreté nationale, beaucoup plus mystérieuse. Ses quatre membres interviennent
sur les lieux des meurtres les plus sanglants, armés de sabres. Shindô
découvrira rapidement qu’il possède un lien avec ces justiciers aux caractères
aussi effilés que leurs lames. Mais pour être accepté en leur sein, le jeune homme
devra passer une épreuve d’intronisation des plus étranges…
Série de Tôru Fujisawa, l’auteur de GTO, Tokkô est une oeuvre totalement
mystique, et en même temps ancré dans un futur proche dépeignant avec précision
une ville de Tokyo en pleine psychose. Le manga dépeint une société moderne
dépassée par la cruauté inouïe de meurtres sordides. L’aspect fantastique
du récit soutient un scénario apocalyptique où les pires sévices sont infligés aux
êtres humains. Vomis par les entrailles du sol au cours de tremblements de terre
de plus en plus fréquents, les démons parasitent les hommes avec des insectes à
visage humain qui les transforment en véritables zombies. C’est là que les membres de la Tokkô
intervient, d’un mouvement de lame ils tranchent les malheureux et les délivrent du
Mal. Jamais le trait de Tôru Fujisawa n’aura exprimé aussi abruptement l’idée de
la violence et du carnage : les corps éparpillés en tous sens, les regards vitreux de
têtes décapitées et le sang coagulé sur le sol ou sur les murs sont représentés sans
fard : expressions visuelles et macabres d’une intensité rare ! Enquête policière
en même temps qu’histoire fantastique, Tokkô, avec ses personnages charismatiques
et son scénario catastrophe, saura vous procurer, au fil de ses chapitres
sanglants, de délicieux frissons d’angoisse…